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Les trois règles d’or de la femme dirigeante pour surmonter les épreuves

Femme

Même si les femmes osent de plus en plus être à la tête des entreprises, nous sommes loin de la parité. Nombreuses parmi les managers, elles sont pourtant quasi-absentes des comités de direction (à compter de cette année, on devrait voir 40% des femmes dans les conseils d’administration des entreprises du CAC 40. A suivre …) et elles ne sont que 14% PDG d’entreprises de cinquante personnes et plus (chiffres INSEE 2015). Qu’ont en commun ces working women qui se sont battues pour réussir professionnellement et être autonomes financièrement ? Comment dépassent-elles les difficultés inhérentes à leur statut ? Voici trois règles d’or que j’ai identifiées.

1. Faire les bons choix

Une dirigeante d’entreprise rencontre souvent les mêmes difficultés que son homologue masculin. Mais la solitude propre à ce statut ne s’exprime pas de la même manière en fonction du genre. D’une façon générale, les études montrent que la femme dirigeante a très peu d’espace pour exprimer sa spécificité. Par exemple, s’affirmer en négociant un coaching stratégique lors d’une prise de fonction à forts enjeux est une pratique courante pour l’homme. Beaucoup moins pour la femme… Et tandis que les hommes ont tendance à se renfermer sur eux-mêmes en cas de difficulté et à refuser de se montrer affectés, les femmes éprouveront le besoin de se rapprocher des autres pour exprimer leurs émotions et les partager. Que de contradictions ! Le coaching trouverait toute sa place quel que soit le sexe et l’attitude face aux obstacles. Plus attirées par la connaissance de soi et le développement personnel, les femmes pourtant n’hésitent pas à se questionner, voire à se remettre en question. Parfois trop. A l’opposé, certaines restent enfermées dans le déni pour ne pas se différencier des hommes. C’est là le hic. Pour gagner en légitimité, elles vont s’investir à 300% en étant payées 30% de moins que les hommes…

Si beaucoup arrivent à mener tout de front, d’autres, pour éviter le grand écart entre vie familiale et carrière, font face à un divorce ou se ferment à la maternité. Tout est au fond une question de priorités et de choix à faire en conscience, à chaque étape de sa carrière. Il n’y a pas de modèle unique. Comme le souligne Marissa Mayer, informaticienne et PDG de Yahoo, « vous ne pouvez pas avoir tout ce que vous voulez, mais vous pouvez avoir les choses qui comptent vraiment pour vous. » et c’est l’essence même du bonheur. Et parmi ces choses qui comptent, il y a aussi l’action pour transformer le contexte et les modèles d’organisation des entreprises afin que tout devienne possible.

2. Accepter d’être comme un couteau suisse

Aussi bien les hommes que les femmes, tous ont cette faculté de faire face à une charge de travail colossale, à des responsabilités énormes et à éprouver, à un moment ou à un autre, ce sentiment d’être seul(e) face à une montagne. Perte de confiance et décalage par rapport à un état désiré est souvent le terreau sur lequel apparaissent les mythes personnels qui renforcent les stéréotypes. Une femme qui a toujours rêvé d’une carrière exemplaire peut être découragée dans un monde plutôt masculin, mais aussi de plus en plus complexe. Multiplication de réunions, centaines de mails à gérer tous les jours, système bureaucratique sont autant de sources de désordre qui perturbent les dirigeant(e)s comme les organisations. Alors quand la vie personnelle est mise entre parenthèses, vers où se tourner pour puiser de la force ? Une seule solution : trouver des personnes à la fois bienveillantes et non complaisantes pour prendre du recul et garder son regard tourné vers l’horizon. Car chef d’entreprise tu seras, chef d’orchestre tu resteras…

3. S’entourer, déléguer, inspirer

Quand on dépasse les difficultés qui jalonnent la vie d’une dirigeante, quand on crée sa propre réalité, quand on a accepté le fait qu’on ne peut pas tout faire et que notre force repose sur la collaboration et la délégation de pouvoir, l’étape d’après est de témoigner de son parcours. Promouvoir l’idée de la femme chef d’entreprise, se mettre en avant dans les réseaux de femmes aux multiples parcours, n’est-ce pas, comme le dit Sheryl Sandberg, CCO de la société Facebook, « le luxe ultime de combiner la passion et la contribution » ?

Ce n’est, je pense, que de cette façon que les femmes qui emprunteront le chemin des hautes fonctions oseront de nouveaux territoires, trouveront leur place, notamment dans le monde encore trop masculin du digital, un secteur pourtant porteur et créateur de richesses.

 

Ainsi, en encourageant, conseillant et épaulant les jeunes générations, en alliant féminité et réseau, pouvoir et entraide, en tissant des liens faits d’individualités connectées, il se pourrait bien que les dirigeantes aient un bel avenir devant elles.


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